Comment aborder la mort ???

Jamais je ne me serai dit qu’un jour, si jeune, ma fille de 5 ans me poserait cette ultime question:
 
« maman, je vais mourir un jour ? ».
 
Comment vous dire que je n’ai pas su répondre!!!. Pourtant je lui ai pas montré Bambi.
 
A cet âge elle devrait penser aux cadeaux que le père noël lui emmènera au mois de Décembre,
ou combien la petite souris lui déposera sous son oreiller.
 
Je n’étais pas préparée à cette question.
 
Comment lui expliquer qu’un jour, en effet, mon petit trésor quittera ce monde et moi aussi !!!.
 
En tant que maman tu ne veux jamais penser à cette question, que lui répondre?
 
J’ai pas envie de lui dire :
« ma chérie, la vie c’est de la MERDE , tu viens sur terre, tu travailles pour survivre, tu payes tes factures si tu y arrive, si tu passe une soirée ciné-resto c’est que tu as gagné au loto et après tu meurt. »
 
NON !!! moi je veut quel pense au vacances, à la richesse des voyages, aux éclats de rire,
quel pense au petshop que je lui ai promis d’acheter cette semaine,
au dernier Disney qu’on iras voir ensemble avec un gros sac de Pop corn et à toutes les bêtises et complicités qu’elle aura avec son frère.
 
Elle m’a posé cette question un soir en rentrant de l’école, je préparais à manger, j’aurais bien fais un trou dans le sol pour m’y cacher que faire ?
 
Lui dire ma vérité?
En même temps elle ne peut pas vivre dans le mensonge (sauf pour la petite souris et le père Noël).
 
J’ai pas eu le courage ce soir là, j’ai réussi à faire diversion.
 
Ce week end là, elle a pleuré chaque nuit, en me disant qu’elle ne voulait pas mourir , qu’elle ne voulait pas que je meurs !!!.
Mais pourquoi à seulement 5 ans , elle pensait à la mort ?.
 
Le lundi matin en la déposant à l’école il y avais un mot inscrit à l’entrée de l’école et là tout à pris son sens.
Une petite camarade était décédée suite à une tumeur au cerveau, en sachant que deux ans auparavant le frère de cette petite fille qui était dans l’école de mon fils était décédé de la même chose. 
 
Je n’imagine même pas la place de la maman, il est inconcevable de se dire que son enfant peut partir avant nous.
La maitresse leur en avais parlé le vendredi et une psychologue avait fait le déplacement, voilà d’oú venait cette question.
 
Ce soir là je l’ai prise dans mes bras, je lui ai dis : « on ne peut pas mourir ma chérie, on est immortel ».
Elle n’y a pas cru et le lendemain elle pleurait de nouveau.
 
Tu connais ce moment oú tu es vulnérable, faible, fragile , oú tu ne contrôle plus grand chose!!!.
 
Ce jour là, j’ai couru à la Fnac, Julia étant très attachée à son histoire du soir, je me suis dis  » parfois les livres compensent nos explications , ils ont la réponse à notre place . »
 
Je voulais un livre simple à expliquer, avec du bon sens et de la douceur.
J’ai cherché pendant des heures et je me suis arrêté sur le livre du Docteur DOLTO « si on parlait de la mort ».
Ce livre a un intérêt pédagogique, mais c’est surtout une façon directe et naturelle de dire la réalité de la mort, l’absence, la douleur, l’incompréhension et la culpabilité qu’elle suscite souvent.
 
A la fin de l’histoire j’ai senti qu’elle avait compris pas mal de choses, elle s’est endormie sans pleurer.
Cette question revient de temps en temps mais je lui dis qu’on mourra quand on sera très très vieux et qu’elle aura eu plein plein de beaux enfants et ça la rassure.
 
Et toi, t’es tu retrouvée en face d’un mur ???
 

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